
lundi 7 mai 2012
ET MAINTENANT, LES LEGISLATIVES !
Par CHRISTOPHE le lundi 7 mai 2012, 11:06 - Politique nationale

jeudi 22 mars 2012
Sus au pluralisme !
Par CHRISTOPHE le jeudi 22 mars 2012, 07:30 - Vendômois

J’apprends avec un certain étonnement le diktat imposé à Patrick
Rougevin-Bâville, candidat aux prochaines élections législatives, sommé par ses
amis de l’opposition de démissionner du Conseil municipal de Vendôme. Tous les
détails figurent dans l’article de la Nouvelle République que vous trouverez
ici.
De quoi est donc coupable Patrick Rougevin-Bâville ? De crime de
lèse-majesté, aurais-je pu répondre à une autre époque ! Il ose faire
entendre sa différence en se déclarant candidat dans une circonscription où,
quand on est de droite, sortir du rang peut coûter cher... On comprend mieux, à
la lueur de cet épisode, de quelle manière l'unité est imposée autour de
quelque puissante personnalité… Je ne me réjouis pas de ces divisions car, même
si je ne partage pas les valeurs du Parti Chrétien-Démocrate de Christine
Boutin (c'est même un doux euphémisme), je reconnais en Patrick
Rougevin-Bâville un homme de convictions. Sa voix manquerait dans le débat
électoral, comme elle a manqué lors des dernières élections cantonales :
j’avais déjà eu l’occasion de lui dire, il y a un an.
Je ne me réjouis pas quand on tente d’appauvrir, par le rapport de force,
l’expression démocratique. Je ne me réjouis pas des pressions qui peuvent
s’exercer sur un homme élu au suffrage universel et dont la légitimité ne
saurait être remise en cause. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas ma façon de
concevoir la politique.
Le changement, au fond, c’est peut-être ça aussi. Faire de la politique
autrement et respecter une diversité qui contribue à la richesse.
Christophe MARION
lundi 13 février 2012
Des fermetures de classes, encore...
Par CHRISTOPHE le lundi 13 février 2012, 09:40 - Politique nationale

L'école de Saint-Ouen, en lutte...
Il y a, chaque année, des rituels dont on se passerait bien... Encore une
fois, 2012 n'échappe pas à la règle : la carte scolaire prévoit pour le
Loir-et-Cher de nombreuses suppressions de postes d'enseignants, notamment en
primaire et en élémentaire. Comment ne pas s'élever contre une politique qui
fragilise l'éducation des enfants de la Nation ? Alors, comme toujours,
l'heure est à la mobilisation. A Saint-Ouen, où ma petite Adèle est scolarisée,
élus et parents d'élèves se retrouvent pour faire entendre raison à
l'Inspection d'académie. Je les remercie de leur engagement, du temps qu'ils
consacrent à nos enfants : ils se battent pour leur avenir et je peine à
imaginer cause plus noble...
De mon côté, je me remémore le
discours sur l'école prononcé par François HOLLANDE à Orléans. Je me
remémore sa force, son volontarisme, salués par un Luc FERRY pour qui il fut
"le meilleur discours sur l'éducation depuis 10 ans". Je veux croire
en une victoire de la gauche en mai 2012 : en une victoire pour l'école et
l'avenir de nos enfants.
Christophe MARION
dimanche 12 février 2012
Pourquoi suis-je candidat ?
Par CHRISTOPHE le dimanche 12 février 2012, 13:08 - Politique nationale

J’ai souhaité m’engager à l’occasion des prochaines échéances électorales, en
acceptant d’être le suppléant de Karine GLOANEC-MAURIN dans la troisième
circonscription du Loir-et-Cher (élections législatives, 10 et 17 juin 2012).
Il y a plusieurs raisons à un choix qui n’allait pas forcément de soi.
Je ne me suis jamais inscrit dans une dynamique de carrière politique. Après la
belle campagne des dernières élections cantonales, j’ai retrouvé avec plaisir
les rôles de citoyen engagé et de militant socialiste. Je suis en effet
convaincu qu’on peut agir sur le monde même sans occuper de fonctions
publiques. Tous les responsables associatifs ou les représentants de parents
d’élèves qui acceptent de consacrer beaucoup de temps aux autres comprendront
facilement ce que je veux dire. Je me préparais donc à défendre mes valeurs de
gauche en étant au service du Parti socialiste qui les porte. En distribuant
des tracts, en collant des affiches ou en tentant de convaincre au détour d’une
porte de HLM… Bref en menant le travail de fourmi indispensable au bon
déroulement d’une campagne que chaque sympathisant réalise à l’approche
d’échéances importantes sans rien espérer d’autre que la victoire de ses
idées.
Lorsque Karine GLOANEC-MAURIN m’a proposé de devenir son suppléant, j’ai donc
pris le temps de la réflexion : fier de la confiance qu’elle m’accordait,
j’ai été séduit par ses arguments (celui du renouvellement notamment), sa
personnalité et ses convictions. C’est donc avec enthousiasme et gravité que
j’ai accepté de la rejoindre dans son combat, voici quelques mois.
Depuis, je ne cesse de me féliciter de cette décision. Chaque jour qui passe
renforce en effet mes inquiétudes. Il y a la crise bien sûr et son lot de
désastres : le chômage, la pauvreté, le renforcement des inégalités… Il y
a une politique, bien sûr, contre laquelle je m’élève : celle qui casse
les services publics et tente de ringardiser la solidarité. Il y a, surtout,
des lignes rouges franchies avec de plus en plus d’aisance. Les provocations de
Claude GUEANT, la bêtise de Nadine MORANO ou de Claude GREFF me choquent. Les
propositions visant à diviser ou à jeter en pâture des bouc-émissaires au
peuple me choquent. Les mensonges, les contre-vérités, les réécritures de
l’histoire me choquent. Je sens monter dans notre société une violence
excessive contenue dès le « casse-toi pôv’con » prononcé par
Nicolas SARKOZY en 2008… Les crises ont toujours engendré la peur, l’inquiétude
et la méfiance de l’Autre : personne ne doit chercher à instrumentaliser
ces terribles émotions. Elles contiennent en elles des germes incontrôlables de
destruction de notre société et de ses valeurs. Elles sont le tombeau de la
démocratie. Au final, il me semble que les prochaines élections, présidentielle
et législative, ne ressembleront à aucune autre. Il s’agira, au-delà de
l’économie, de l’environnement, de l’éducation, de s’exprimer sur la République
que nous voulons léguer à nos enfants. Il s’agira de dire si nous sommes encore
des humanistes, si nous croyons aux valeurs des Lumières et aux vertus de la
justice.
François HOLLANDE pour la nation, Karine GLOANEC-MAURIN pour le Loir-et-Cher,
ont répondu. Je joins ma voix à la leur et dis avec Saint-Just :
« Il n’y a que ceux qui sont dans la bataille qui gagnent
».
Christophe MARION
lundi 30 janvier 2012
FACE A PASCAL BRINDEAU, DEPUTE DU NOUVEAU CENTRE
Par CHRISTOPHE le lundi 30 janvier 2012, 12:30 - Politique nationale

Je vous invite à écouter le débat auquel j'ai participé sur les ondes de
Plus FM, face au député Pascal
BRINDEAU.
Christophe MARION
''Pour télécharger le débat, cliquez
.''
jeudi 5 janvier 2012
Et surtout, une bonne santé...
Par CHRISTOPHE le jeudi 5 janvier 2012, 20:00 - Politique nationale
Le début d’année nous donne traditionnellement l’occasion d’exprimer les
vœux que nous formons pour nos proches. Lors des cérémonies auxquelles j'ai
récemment assisté, je me suis rendu compte que le traditionnel « et
surtout, une bonne santé ! » tenait la corde chez les élus. Oublions
un peu la crise, le chômage, une politique économique désastreuse et
l’injustice des mesures fiscales… Oui, oublions tout cela, car l’important,
c’est d’avoir la santé !
Il est vrai que la maladie frappe sans souci d’équité, de morale ou de justice.
Elle emporte, souvent aveuglément, abandonnant avec une rare violence des
proches anéantis. Nous avons tous été, personnellement, confrontés au désastre
de la perte.
Cependant, parfois, la maladie développe une véritable « conscience
sociale ». Dépassements d’honoraires, frais médicaux peu ou pas
remboursés, inégalité territoriale d’accès aux soins… Toutes ces réalités (et
quelques autres) se conjuguent pour un même effet : aujourd’hui, à
35 ans, un cadre supérieur a une espérance de vie de 47,2 ans. Un ouvrier, de
40,9 ans.
En France, nous ne sommes pas complètement égaux face à la maladie. On peut
laisser la Providence agir, s'incliner devant le tragique du hasard, évoquer
l’injustice de la mort ou espérer, finalement, que nos vœux de bonne santé, à
force d’être répétés, porteront leurs fruits. On peut aussi décider de réduire
à la portion congrue la part de la fatalité et garantir à tous le même accès à
des soins de qualité.
In fine, cela revient à lutter dans un même mouvement contre le
chômage, les inégalités sociales et fiscales d'une part, la désertification
médicale, l’accroissement des coûts restant à charge des patients ou la
fermeture des hôpitaux d'autre part. Et ce, afin de redonner au voeu de bonne
santé tout son sens politique et subversif !
Bonne année 2012 !
Christophe MARION
dimanche 2 octobre 2011
"Sans la liberté de blâmer..."
Par CHRISTOPHE le dimanche 2 octobre 2011, 19:01 - Politique nationale ou enjeu local ?

Comme probablement beaucoup d’entre vous, j’ai cherché à mieux connaitre les
réactions de Maurice LEROY à sa défaite sénatoriale. Je suis allé les découvrir
sur Facebook et l’article du Ministre, intitulé «Merci, le combat politique
continue», m’a laissé quelque peu perplexe.
Je ne reviendrai pas sur les deux arguments développés : d'une part, le
Modem et le Parti socialiste auraient passé un pacte pour barrer la route du
Luxembourg au Président du Conseil général. D'autre part, Jeanny LORGEOUX
aurait cherché à tromper son monde en cachant son étiquette politique (quand on
connaît la manière dont les candidats «Union pour le Loir-et-Cher»
masquèrent durant les dernières élections cantonales leur appartenance à l’UMP
ou au Nouveau Centre, on a tout de même envie de sourire...). Tout cela me
semble un peu court. Je me contenterai juste de rappeler que c'est, à mon sens,
une grave erreur de ne pas vouloir regarder la vérité en face : la réforme
des collectivités territoriales et la suppression de la taxe professionnelle
ont coûté cher aux candidats gouvernementaux.
Quelque chose m’a gêné dans l’article de Maurice LEROY. Ou plutôt, pour être
plus précis, dans les commentaires qu’il suscita. Plusieurs internautes
soutinrent leur candidat dans la défaite et c’est très honorable. Quelques-uns
tentèrent d’expliciter les choses, d’émettre une ou deux critiques et, pour
tout dire, de faire passer quelques messages. Des gens peu hostiles (je pense
notamment à un élu de l’UMP), très courtois et plutôt constructifs. Je les
rejoins par exemple lorsqu’ils s’étonnent du regard porté par le Ministre sur
les grands électeurs. C'est bien peu leur rendre hommage que de laisser
entendre qu'ils furent aux ordres de consignes politiciennes dictées par des
accords de partis ! C'est bien peu leur rendre hommage que d'imaginer un
Jeanny LORGEOUX réussir à leur cacher (naïfs qu'ils seraient) son socialisme
historique !
Rien de bien méchant, vous en conviendrez. A peine une remarque légèrement
ironique sur le ralliement de Béatrice ARRUGA et des coups médiatiques qui
contribuent à brouiller le message politique et finissent par lasser. Rien de
bien méchant, donc. Et pourtant... Pourtant, aujourd’hui, les commentaires
critiques ont disparu de la page de Maurice LEROY. Maintenant, l’ensemble a
fière allure : on va du «on continuera malgré tout à vous
soutenir» à «continuez l’action» en passant par «votre vie
politique est encore largement devant vous» plein d’entrain ! C’est
plus propre, plus net, après le salutaire ménage : aucune tête ne dépasse
et tout est harmonie dans le meilleur des mondes. La Gauche se réjouit de la
défaite alors que la Droite, dans une belle unanimité, pleure son guerrier
blessé. Esprits chagrins, passez votre chemin.
«Sans la liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge flatteur» écrivait
Beaumarchais peu de temps avant la Révolution . Nul doute, les combats des
Lumières restent bien les nôtres.
Christophe MARION
mercredi 28 septembre 2011
Au-delà des clivages politiques...
Par CHRISTOPHE le mercredi 28 septembre 2011, 20:11 - Politique nationale
Il est nécessaire de savoir reconnaître les mérites de ses adversaires
politiques. L’opposition brutale, stupide, forcenée et systématique ne fait en
effet pas partie de mon outillage mental. Aussi, je souhaiterais saluer
l’engagement fort que prit, avant les élections cantonales de mars dernier,
Pascal BRINDEAU face à des parents d’élèves et des enseignants traumatisés par
les sacrifices imposés à l’Education nationale. La tension était palpable alors
même que la carte scolaire prévoyait la fermeture de nombreuses classes.
Je reconnais au Député du Nouveau Centre le courage d’avoir défendu les
positions gouvernementales au sein d’une assemblée qui n’était pas vraiment
acquise ! Il a été au charbon et c’est louable. Il partageait d’ailleurs
manifestement les inquiétudes des parents, syndicalistes et professeurs
présents. Il a compris que, s’agissant de l’Education nationale, le Ministère
attaquait l’os tant et si bien qu’il a lâché cette bombe, sous forme
d’engagement : il ne voterait pas, avec un certain nombre de collègues, un
nouveau budget de l'Etat qui continuerait de réduire les moyens de
l’école…
Aujourd’hui, j’apprends que le projet de loi de finances 2012, présenté le 28
septembre, prévoit la suppression de 30.400 postes dans la fonction publique,
dont 14.000 dans l’Education nationale. Je sais pouvoir compter, désormais, sur
mon Député pour faire entendre raison au gouvernement et me réjouis de voir,
sur le sujet de l’avenir de nos enfants, dépassés les clivages
politiques.
Merci, cher Pascal BRINDEAU, de votre aide à venir. Croyez bien que je
comprends votre révolte.
Christophe MARION
lundi 26 septembre 2011
"Que nul n'entre ici s'il n'est géomètre"
Par CHRISTOPHE le lundi 26 septembre 2011, 19:18 - Politique nationale
Telle était la règle morale gravée sur le portail de l'Académie d'un Platon
pour qui les mathématiques étaient un intermédiaire permettant d’accéder au
royaume des Idées... En effet, les mathématiques dominent le monde ! C'est
le précepte réaffirmé avec vigueur par notre philosophe percheron, auteur de
nombreuses et célèbres maximes ("Faut pas prendre les Loir-et-Chériens pour
des berlots", par exemple), Maurice LEROY dans les colonnes de la Nouvelle
République. A la question du journaliste qui cherche à expliciter les raisons
de la surprenante défaite de dimanche dernier, notre Aristote local répond avec
vigueur : "Le résultat de ce soir n'est que mathématique".
Voilà donc les chroniqueurs politiques priés de se reconvertir. L'avenir est
aux sciences ! Il est inutile d'évoquer la suppression de la taxe
professionnelle ou la grogne des élus locaux face à une réforme des
collectivités territoriales que Maurice LEROY fut quasiment seul à défendre en
Loir-et-Cher. Il est stupide de revenir sur l'appartenance à un gouvernement
largement désavoué par les Français. Il est ridicule de rappeler le
mécontentement des maires à qui on vantait plus que de raison les mérites d'une
grande intercommunalité dans le Nord du département. Je ne dirai rien, enfin,
d'une défaite qui me semble bien être la victoire de l’humilité, érigée en
vertu par les grands électeurs du département.
Aujourd’hui, j’ai une pensée pour Maurice LEROY car je connais le désavoeu et
je sais ce qu’il signifie de remise en cause personnelle, nécessaire sans être
toujours agréable. J’ai aussi une pensée pour les victimes collatérales du
scrutin de dimanche. Pour celles et ceux qui, à droite, commençaient déjà à
rêver d'avenir : Mairie de Vendôme, circonscription, intercommunalité...
Il me semble que les pactes et ambitions d’hier ne tiennent plus en ce début de
semaine. D'une certaine manière le Ministre de la Ville, dont on ne peut
contester l'exceptionnel parcours politique (le résultat de dimanche le ternira
à peine), ne fut probablement pas, hier, le plus grand perdant...
La petite histoire retiendra que la trajectoire de Maurice LEROY fut marqué par
deux défaites : l’une en 2001 contre Daniel CHANET alors qu’il espérait
prendre Vendôme. L’autre hier, contre Jeanny LORGEOUX et sa suppléante la Maire
de Vendôme Catherine LOCKHART. Décidément, voilà une commune qui lui réussit
peu ! De là à y voir un présage pour l’avenir...
Bien sûr, tout cela n’a rien de mathématique !
Christophe MARION
samedi 10 septembre 2011
L'heure des choix
Par CHRISTOPHE le samedi 10 septembre 2011, 13:06 - Politique nationale
L'élection présidentielle est un peu la mère de toutes les batailles
électorales. C'est l'occasion de confronter différents projets de société,
d'engager des réflexions prospectives et de ressouder le pacte qui unit la
politique aux citoyens. C'est un moment important durant lequel notre avenir,
pour une grande part, se joue.
Je m'engagerai durant les prochains mois. Comme citoyen, en provoquant le
débat. Comme homme de gauche, en participant à l'organisation des Primaires des
9 et 16 octobre prochains. Comme militant socialiste, enfin, en soutenant
François HOLLANDE (puis en me mettant
au service de celle ou celui que les sympathisants de gauche auront
choisi).
Cet engagement se situe dans la droite ligne de celui qui fut le mien à
l'occasion des dernières élections cantonales. Nous parlâmes alors de
dépendance, de développement économique, d'éducation, de solidarité... Autant
de thèmes qui restent d'actualité et au coeur de vos préoccupations. Entre le
scrutin de mars dernier et la campagne présidentielle, il y a plus qu'une vague
ressemblance. L'enjeu reste le même, fondamental : promouvoir un modèle de
société respectueux de l'humain.
Oui, la période qui vient s'annonce passionnante.
Christophe MARION
dimanche 24 avril 2011
Journée nationale de la Déportation
Par CHRISTOPHE le dimanche 24 avril 2011, 16:20 - Vendômois
Primo Levi écrivait dans Si c'est un homme : "Comprendre,
c'est presque justifier".
Aujourd'hui, nous connaissons avec précision le génocide et les mécanismes du
meurtre de masse. L'histoire décortique, analyse, explique. Parfois avec
froideur. Dans le même temps, il y a cette brûlure, cette indicible
meurtrissure de tout être humain confronté à la Shoah. Nous avons le sentiment
de comprendre à force d'étudier. Pourtant, nous ne comprenons rien à cette
folle barbarie.
Continuons d'être choqués, hagards face à l'horreur. Entretenons la mémoire.
N'oublions jamais.
Christophe MARION

Cimetière juif de Cracovie. Août 2010.
samedi 16 avril 2011
Prokino, entre réalisme et idéalisme
Par CHRISTOPHE le samedi 16 avril 2011, 13:20 - Vendômois

Hier, s'achevait la 22ème édition du festival Prokino. Les cinéastes
ont eu la chance de voir, en avant-première, Same same but different,
le récit bouleversant
d'une histoire d'amour improbable, entre réalisme et idéalisme romantique, se
jouant des distances et des préjugés. Avec, en prime, l'omniprésence musicale
de Noir Désir (notamment l'entraînante Vive la fête) et des superbes
images du Cambodge.
Loin de toute niaiserie, le film pose 1000 questions sur la jeunesse, les
relations entre les hommes et les femmes, l'amour, le poids de pesanteurs
sociales (en Europe ou en Asie, d'une certaine manière, on'y échappe pas sauf
au prix de douloureuses ruptures), le SIDA, les valeurs occidentales et
l'acceptation des différences.
Bref, Same same but different invite à la réflexion et Prokino
continue d'utiliser le cinéma pour interpeller le citoyen : c'est l'arme
que choisit Jacques Burlaud depuis plus de vingt ans. Force est de constater,
bataille après bataille, qu'il reste victorieux dans les combats qu'il
mène.
Christophe MARION
vendredi 15 avril 2011
Les finances départementales au plus mal
Par CHRISTOPHE le vendredi 15 avril 2011, 06:19 - Conseil général

Il y a quelques jours, Standard and Poor's publiait une étude intitulée :
2010, une dernière bouffée d’oxygène pour les finances départementales
avant l’asphyxie budgétaire ?
Dans ce document, l’agence internationale de notation estime que "face à la
pression des dépenses sociales" qui pèse sur les conseils généraux, le
Gouvernement n’a pour le moment apporté que de "simples pansements
budgétaires". Elle souligne ainsi clairement que le fonds d’urgence et le
fonds de péréquation des droits de mutation à titre onéreux n’empêcheront pas
"une détérioration des performances financières voire une impasse budgétaire
pour certains départements".
L'étude mentionne, par ailleurs, que le taux de couverture de l'APA par l'Etat
qui était seulement de 41 % en 2003 est finalement tombé à 30 % en 2008,
portant ainsi la charge nette cumulée des Départements sur la période à 15,8
milliards d’euros.
La conclusion sonne comme un coup de tonnerre : "A défaut de solutions
durables apportées à ce problème structurel, Standard & Poor’s considère
qu’au-delà des problématiques budgétaires, la solvabilité financière des
Départements ne pourra que continuer à se détériorer rapidement au cours des
prochaines années".
Ce débat a été clairement absent des dernières élections cantonales. Mes
adversaires ont préféré établir le procès permanent de la municipalité de
Vendôme (dont la gestion menace peu le Conseil général de Loir-et-Cher) afin de
mieux taire les dangereux désengagements de l'Etat (qui, eux, placent notre
département dans une situation inextricable)... Lorsque tout le monde aura
digéré la défaite de 2008, face à Daniel Chanet et à Catherine Lockhart, les
esprits seront apaisés et nous pourrons, alors, évoquer les problèmes réels et
les solutions à proposer.
De ce point de vue, au regard de l'avenir de la décentralisation, de la libre
administration des collectivités territoriales ou de la place des services
publics de proximité, 2012 sera un rendez-vous incontournable. Il me tarde d'y
être.
Christophe MARION
jeudi 14 avril 2011
Une équipe formidable
Par CHRISTOPHE le jeudi 14 avril 2011, 07:39 - Conseil général

Avant-hier soir, je distribuais dans le sud de Vendôme un courrier adressé aux
électeurs du canton. Des sympathisants faisaient de même, à Saint-Ouen ou
ailleurs. Qu'il me soit ici donné l'occasion de les remercier.
Dans le feu de la campagne, la mobilisation autour d'une candidature est
naturelle. L'émulation gagne et nous puisons l'énergie nécessaire pour porter,
dans chaque boîte aux lettres et jusqu'aux petites métairies isolées, la
propagande électorale. Pour tracter sur les marchés, coller des affiches ou
prêcher la bonne parole à l'occasion d'un porte-à-porte.
Lorsque le peuple a parlé, la pression retombe. Tout le monde est épuisé et
l'envie d'ailleurs gagne... Pour autant, doit-on tous passer à autre
chose ? Oublier les citoyens, pourtant courtisés pendant de longs
mois ? Ce ne fut pas ma conception des choses. J'ai souhaité leur adresser
une lettre de remerciement et mon choix a été partagé largement par tous ceux
qui nous accompagnèrent, Jeanine et moi, dans cette belle aventure.
Dans les jours ou semaines qui viennent, vous recevrez donc dans votre boîte
aux lettres un courrier. Cette simple photocopie, au-delà du message que j'ai
souhaité adressé aux Vendômois, témoignera de l'engagement de gens ô combien
précieux. Ils furent présents dans l'enthousiasme de la campagne. Ils furent
près de moi lorsque nous attendions les résultats avec fébrilité. Ils furent à
mes côtés dans la défaite. Ils sont là, aujourd'hui, et répondent présents à
mon appel. Toujours avec la même force, la même passion et le même
désintérêt.
Croyez-moi, cette énergie collective me touche au-delà de que je pouvais
imaginer. Elle m'oblige.
Merci à tous.
Christophe MARION
lundi 11 avril 2011
Combien ça coûte, un coup d'éclat ?
Par CHRISTOPHE le lundi 11 avril 2011, 19:39 - Conseil général
Maurice Leroy, Président du Conseil général, dispose donc désormais d'une
directrice de cabinet. Après tout, cela n'a rien de choquant ! Une
collectivité de cette importance a bien le droit de fonctionner efficacement,
avec un cabinet opérationnel.
Certes. Toutefois, la nouveauté de la chose peut nous interroger. En effet,
jusqu'à aujourd'hui, les fonctions de Directeur général des Services (DGS) et
de Directeur de Cabinet étaient concentrées entre les mêmes mains, celles
d'Olivier de Brabois. Et ça semblait marcher ! J'en veux pour preuve une
interview que l'intéressé accorda en janvier dernier au journal Graffito (il
répondait à une question sur sa double casquette) : "Depuis qu'il est
ministre de la ville en charge du Grand Paris, Maurice Leroy est évidemment
plus occupé. Pour lui, c'est plus pratique d'avoir un seul interlocuteur pour
les aspects organisationnels. Je communique en permanence avec lui, il est au
courant des moindres détails. Nous échangeons beaucoup de SMS chaque jour !Et
le mercredi je me rends à Paris. C'est le genre de dispositif qui a été adopté
dans la plupart des conseils généraux dont le président est ministre,comme
Michel Mercier dans le Rhône....".
Donc, pour résumer, il existait un système parfait qui fonctionnait très bien
voici trois mois (en Loir-et-Cher et dans le Rhône)... Et qui n'est plus
efficient aujourd'hui ! En soit, il n'y a pas mort d'homme... Sauf que le
coût diffère. Quand on passe d'un salaire (avant) à deux (maintenant), on grève
le budget du Conseil général d'environ 80.000 à 100.000 euros (j'estime à cette
somme les émoluments d'un directeur de cabinet, charges sociales comprises). A
une époque où tout le monde s'accorde à dire qu'il faut faire des économies,
les choix organisationnels doivent être questionnés.
C'est d'autant plus vrai que, selon les chiffres du Ministère de l'Intérieur,
les charges à caractère général s'élèvent en Loir-et-Cher à 134 euros par
habitants (85 % des départements français sont en-deçà). Entre 2009 et 2010,
elles s'accrurent de 3,6 % (quasiment tous les autres conseils
généraux les baissèrent, en moyenne, de 2,6 % ). Comme
citoyens, nous devons être vigilants quant aux dépenses inconsidérées...
Pour ma part, j'aimais bien les vérités d'Olivier de Brabois, en janvier
dernier. Il eut raison trop peu de temps. Au final, on peut désormais se
demander ce que pèsent les considérations budgétaires face à l'ivresse du coup
d'éclat.
Christophe MARION
dimanche 10 avril 2011
Les écrits restent...
Par CHRISTOPHE le dimanche 10 avril 2011, 08:50 - Vendômois

Je viens de tomber par hasard sur un article de blog consacré à Maurice
Leroy : sa violence est à deux doigts de me choquer... Je vous le livre
afin que vous le jugiez :
Cette semaine, l'Express consacre un dossier à Maurice Leroy... Sans
complaisance, cet article démontre "le parcours chaotique et calculateur d'un
homme passé du PCF à l'UDF en passant par Pasqua dans les Hauts-de-Seine pour
parvenir à ses fins". L'intéressé à la "bonhommie érigée en stratégie
politique" aurait tout entrepris pour interdire la diffusion d'un tel article
ainsi que la prise de photos... A l'évidence, ce dossier spécial dérange,
écorche le parcours, l'"histoire d'un opportuniste", "cumulard", qui a
entrepris un véritable "tour de force pour devenir un notable centriste de
Loir-et-Cher". Décapant et instructif.
Pr ailleurs, d'autres articles de même teneur ont été effacés (notamment l'un
consacré à l'abandon de François Bayrou par Maurice Leroy et à son ralliement à
Nicolas Sarkozy).
J'oubliais de mentionner l'auteur de la diatribe : Béatrice
Arruga.
Christophe MARION
samedi 9 avril 2011
No pasaran !
Par CHRISTOPHE le samedi 9 avril 2011, 10:04 - Vendômois

Je commenterai peu la décision de Béatrice Arruga de devenir directrice de
cabinet de Maurice Leroy. Il y a une petite tradition du reniement qui
s'installe en Vendômois et il va falloir y mettre un terme. Car ces
comportements font beaucoup de mal à la politique et expliquent, en partie, la
désespérance du citoyen et la montée des extrêmes.
Au moment d'écrire ces lignes, je regarde ma fille. Le sang des républicains
espagnols coule dans ses veines et je me remémore, soudain, ce qu'ils
chantaient au moment de combattre l'ennemi. Au nom des valeurs et de la
République.
El furor de los traidores
Rumba la rumba la rum bam bam !
Lo descarga su aviación,
Ay Carmela, ay Carmela.
Pero nada pueden bombas
Rumba la rumba la rum bam bam !
Donde sobra corazón,
Ay Carmela, ay Carmela.
Oui, les bombes ne peuvent rien là où reste du coeur. Le mien est à
gauche et le restera. Par fidélité à mes origines.
Souvenons-nous ce qu'écrivait Alain, dans ses Propos sur le
bonheur : "les morts pensent, parlent et agissent ; ils
peuvent conseiller, vouloir, approuver, blâmer ; tout cela est vrai ;
mais il faut l'entendre. Tout cela est en nous ; tout cela est bien vivant
en nous". Oui, les morts nous regardent : quelle tristesse de les
décevoir.
Christophe MARION
jeudi 7 avril 2011
Encore un effort, Monsieur de Saint-Georges !
Par CHRISTOPHE le jeudi 7 avril 2011, 08:04 - Vendômois

Saint-Georges, dans la Nouvelle République, publie un
''mea culpa'' auquel je suis sensible et je l'en remercie.
Je n'ai donc pas vendu de salades pendant cette campagne. Parfait ! Il
restera une erreur, cependant : nous étions bien sur le marché, vendredi
dernier, malgré ce que le journaliste affirmait. Avec mon équipe, nous y
distribuions des courriers de remerciement.
Alors, me direz-vous, pourquoi m’acharner ? Pourquoi tant d’encre
consacrée à un modeste billet d’humeur aussi vite oublié que lu ? En fait,
il me semble que nous rendons service à la presse en étant exigeant envers
elle. La vérité est un combat : la tentation est grande de baisser les
bras et de laisser courir. Aujourd’hui, dans le contexte que nous connaissons,
cette démission est inacceptable. Lorsque je me suis adressé aux citoyens, j’ai
fait le pari de l’intelligence : pourquoi ne pas réserver aux journalistes
le même traitement ?
Surtout, durant cette campagne, j’ai été confronté à un rejet terrifiant de la
politique et des élus qui l’incarnent. Ceux-ci, accusés de tous les maux,
n’inspirent plus confiance. Le billet de Saint-Georges, en laissant à penser
que les candidats faisaient le marché uniquement en période électorale,
conforte le lecteur dans l’idée que, décidément, on le prend pour un berlot
(comme dirait Maurice Leroy). Et ça, je ne peux le tolérer… Pour ma part, je
fais le marché (moins celui du vendredi car j’exerce une activité
professionnelle et mes jours de congés ne sont pas extensibles). Je fréquente
régulièrement les magasins, je bois des cafés dans les bars. Je croise des
Vendômois à maintes occasions aux Rottes le dimanche matin ; chez
Carrefour ou Coccinelle ; à la Comédie ou au Parisien. J’avais une vie
sociale avant la campagne, elle perdurera après. Sans lien avec une quelconque
échéance électorale.
Vous le voyez, derrière les quelques phrases du billet de Saint Georges, il y a
deux idées que nous devons tous contester : ceux qui aspirent à occuper
des fonctions publiques racontent n’importe quoi pour se faire élire ; ils
vont à la rencontre des citoyens à cette seule fin et oublient leurs
administrés aussitôt le but atteint. Avec un Front National dont les scores
font froid dans le dos (notamment en Vendômois), je crois qu’il faut manier la
démagogie (même sous couvert d’humour) avec une grande prudence.
Et qu’on ne s’étonne donc pas que je m’insurge !
Christophe MARION
lundi 4 avril 2011
Si on me propose...
Par CHRISTOPHE le lundi 4 avril 2011, 08:03 - Vendômois
Dans les colonnes de la Nouvelle République aujourd'hui, François Célerin
(qui fut candidat sur la liste de Pascal Brindeau lors des dernières élections
municipales) déclare à propos de 2014 : "Si la gauche perd et si la
nouvelle majorité me propose le poste d'adjoint aux sports...".
Alors, au sein de l'opposition municipale, on en est là... On se partage déjà
les postes pour 2014 ! On fait acte de candidature ! J'attends avec
impatience de savoir qui sera adjoint délégué à l'éducation ; à l'action
sociale, etc. J'attends même de savoir qui sera maire parce qu'il me semble que
les débats sont vifs et les prétendants à droite de plus en plus
nombreux...
Soudain, je me remémore le proverbe populaire : "Vendre la peau de
l'ours..."
Christophe MARION
dimanche 3 avril 2011
Les années - collège
Par CHRISTOPHE le dimanche 3 avril 2011, 09:25 - Conseil général

L’adolescence est une période difficile. Je me remémore quelques rudes
instants, notamment lorsque tel ou tel sujet m’opposait à l’un de mes
camarades. Il s’agissait souvent de broutilles, vous vous en doutez. Mais les
choses pouvaient dégénérer et la notion de groupe prenait alors tout son
sens : en lieu et place d’un affrontement loyal, j’avais droit à un comité
d’accueil, à la sortie du collège, composé dudit camarade et de ses belliqueux
copains. Les rapports de force n’étant pas à mon avantage, l’issue pouvait être
douloureuse ! Je suis certain que ces souvenirs vous rappellent des
épisodes personnels…
La dernière session du Conseil général m’a un peu rappelé mon adolescence.
Claude Beaufils, au nom du groupe UPLC de Maurice Leroy, a fait une
intervention musclée provoquant d'ailleurs le départ des élus de gauche. Et je
me suis dit que les choses n’avaient pas beaucoup changé depuis 20 ans… J’ai
passé la dernière semaine de la campagne à demander un débat permettant de
comparer les projets soumis aux citoyens. Les propositions des médias locaux
furent toutes refusées par les candidats de droite. J’imaginais qu’une
controverse (au sens noble du terme) pouvait être utile. J’imaginais qu’un duel
opposant deux adversaires respectueux et courageux favoriserait l’émergence des
idées et l’intelligence des projets.
Et bien non… Le débat démocratique a été remplacé par une diatribe sans souffle
prononcée par un élu quelque peu revanchard et à l'aise au milieu de ses
copains. Certes, c’est plus facile à vivre que la solitude d’un studio de
radio : dans le face à face, pas d’échappatoire possible. Pas
d’applaudissements bruyants, de rires moqueurs ou de postures théâtrales. La
vérité apparaît dans toute sa nudité. Pour ma part, je ne crains pas l’exercice
car, entouré de mes idées, de mes valeurs et de mon sens de l’éthique, je n'ai
jamais le sentiment d'être seul. Alors oui, je le dis sans ambages : il y
avait, voici quelques jours au Conseil général, comme une ambiance de sortie de
collège. Quand la bande la plus nombreuse se réjouit à l’idée de castagner le
gamin qui fait entendre sa différence…
Laissons de côté cet incident pour évoquer des choses plus positives. Je
félicite Monique Gibotteau qui se voit confirmée dans ses précédentes fonctions
au sein de l’exécutif. Elle peut aussi compter sur mon soutien alors même
qu’elle a été désavouée par Maurice Leroy (la présidence du groupe UPLC lui a
été retirée pour être confiée à Claude Beaufils). Elle était sans doute trop
tendre vis-à-vis de l’opposition… Je l’invite à ne pas être triste. Si le
Président de l'UPLC devient le porte-flingue du Ministre de la Ville, je pense
que la fonction perd de son aura…
Quoi qu’il en soit, je suis assez fier d’avoir été cité par Claude Beaufils
lors de son intervention (je suis le seul candidat battu à bénéficier d'un tel
égard…). La semaine dernière, c’est un peu comme si mon esprit planait
au-dessus de l’hémicycle du Conseil général. Quel doux présage !
Christophe MARION
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